Pratique sonore

Field-recording

Mes recherches sonores ont débutées en découvrant la pratique du field-recording et en portant une attention particulière à l’écoute prolongée d’un espace et de son soundscape (paysage sonore). Il m’arrive régulièrement de laisser tourner le magnétophone « à blanc », d’écouter à travers le filtre des microphones, un environnement sans enregistrer le signal sur un quelconque support.
Cette pratique d’enregistrement de terrain nourrit une banque de sons sans cesse grandissante, mémoires sonores d’espaces foulés et de moments vécus.
Elle forme un travail de fond, généralement non présenté, mais nécessaire au développement du reste de mon travail.

Synthèse soustractive

Mon intérêt s’est progressivement porté vers des phénomènes acoustiques et des sons de plus en plus ténus, des objets ou évènements sonores à peine audibles, dont l’enregistrement devenait de plus en plus difficile. J’ai alors commencé à utiliser des synthétiseurs modulaires, qui m’ont ouvert un champ de possibles entièrement nouveau. Plutôt que de capter des sons existants et de les retravailler, j’ai découvert la liberté de les créer de toute pièces.

La technique de la synthèse soustractive qui consiste à produire une onde riche en harmoniques puis de la filtrer, de la sculpter et de l’affiner jusqu’à obtenir le son précisément désiré, reflète de ma manière de travailler.

Interventions

Les interventions sonores que je propose sont des évènements empruntant plus ou moins d’éléments à la forme du concert mais qui sont travaillées spécifiquement pour le lieu dans lequel j’interviens. Ces propositions in situ fonctionnent comme des dispositifs révélateurs d’espaces. Two floors above fonctionne par déplacement d’un espace en temps normal inaccessible à l'intérieur de la galerie. Dans Sans titre (08/02/11) c’est la superposition d’une étendue sonore (le son produit et diffusé) dans un environnement déjà riche qui vient, par moments, révéler en creux ce dernier et en proposer une écoute renouvelée.

Installations

Les installations Symphonie (titre provisoire) et Tone fonctionnent sur le même mode opératoire. La première révèle un élément architectural, la seconde fonctionne à une échelle beaucoup plus large et vient re-situer le lieu dans l’espace de de la ville par écho-location.

Dans Réminiscences il ne s'agit plus de remplir un espace, ou de mettre en évidence des caractéristiques acoustiques mais de créer de l'espace, fictif et insaisissable, avec du son.

On retrouve dans Tone avec ses cycles très longs (quelques signaux seulement sont émis par mois) et Public Adress, les notions de ponctuations et d’attente développées dans mon travail de performance.
_