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Étendues

Installation sonore, 2015.

Câble acier, microphone piézo-électrique, lignes de retard, ordinateur, haut-parleurs.
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Un câble en acier traverse la galerie dans toute sa longueur. Sa vibration naturelle (dite fréquence propre) est captée puis amplifiée dans l’espace à l’aide de quatre haut parleurs.

Par ce principe de ré-injection (feed-back), l’amplitude de la vibration augmente jusqu’à devenir audible, et l’espace acoustique tout entier se concentre en une seule ligne, formant une empreinte sonore de l’espace (un « état de lieu ») en constante évolution.

Le son capté est rediffusé sur chaque enceinte avec quelques minutes de décalage, de manière à éviter le larsen et à créer une zone temporelle en suspens, une latence impalpable et toujours sous tension. Ces délais créent progressivement une mélodie par jeu de répétitions des diverses résonances. Les bruits présents dans la galerie (déplacements ou discussions des visiteurs, circulation extérieure etc.) s’intègrent eux- aussi dans la boucle, l’influencent, la modifient.

L’installation fonctionne en séquence, se charge de l’acoustique du lieu, la rend audible puis redevient silencieuse. Ce fonctionnement cyclique permet d’apprécier la lente mise en place du feed-back et de le renouveler continuellement.

Au cours de l’exposition, trois concerts, utilisant le dispositif mis en place ou mettant en avant son principe de fonctionnement, ont eu lieu dans l’espace d’exposition. À leur terme, des fragments de chacun d’entre eux ont été progressivement ré-injectés dans l’installation et sont venus, en se superposant à l’acoustique du lieu, perturber la vibration de la corde et faire progressivement glisser l’installation d’un état à un autre.
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